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Mai 2020 → Mars 2021 : Ai-je réussi à faire mon tour du monde ? Que m’a apporté ce congé sabbatique ?
Je reviens 10 mois après mon dernier billet d’humeur et je vous dis tout de là où j’en suis !

Faire preuve d'adaptation m'aura permis de faire de ce projet une réussite

Initialement mon congé sabbatique devait durer 1 an : de Janvier 2020 à Décembre 2020. (D’ailleurs si tu n’as pas suivi le projet depuis le début, cela commence ICI).
Et puis subitement le monde s’est arrêté de tourner.

Le projet de départ consistait à faire le Tour du Monde depuis l’Amérique Centrale en passant par le Canada pour terminer en Indonésie et aux Philippines. De ce projet initial, j’ai pu me rendre aux Etats-Unis et au Costa Rica. Pour finalement revenir en France par rapatriement sanitaire le 16 Avril 2020.

J’ai donc connu la fin du premier confinement qui m’a invité à remettre en question tout mon projet et mon itinéraire. Pendant ces semaines j’ai continué de croire que mon projet n’était qu’en pause et qu’il pourrait reprendre une fois le virus dernière nous.

Donc j’ai choisi de repartir dès Juin 2020 dans le Sud de la France en attendant de voir comment la situation évoluait.
En Juillet 2020 je prenais le train pour un Tour d’Europe d’un mois en Suisse, à Venise, en Autriche, en Allemagne pour finir au Pays-Bas. Et fin Juillet je revenais fêtais mes 30 ans à La Rochelle : la ville où je résidais les 4 années précédant mon départ.

A ce moment-là j’ai compris que je ne pourrai pas repartir loin en 2020. Que mon projet ne se déroulerait pas comme je l’avais imaginé. Et que malgré toutes mes tentatives pour continuer à monter de nouveaux micro-voyages, j’ai senti qu’il était temps pour moi de revenir définitivement à La Rochelle et plus tôt que prévu.

Alors j’ai pris contact avec mon entreprise, pour demander s’il était possible de raccourcir mon congé. Et cela a été accepté sans difficulté. Le 1er Octobre 2020 je reprendrais mon travail, 3 mois plus tôt que prévu. Avec un dernier projet en Haute-Savoie pour profiter un maximum du temps libre qu’il me restait.

Les réponses ne nous parviennent pas immédiatement mais elles finissent toujours par arriver

Ce qui est troublant c’est qu’en Mai 2020, avec mon retour en France, beaucoup m’ont demandé si mon projet prenait fin et si j’allais reprendre le travail. Il en était hors de question ! D’ailleurs je vous partageais cela dans mon article Pause forcée après 3 mois de voyage.

J’avais encore besoin de vivre des aventures et je n’étais pas résolue à ce que cela prenne fin aussi tôt. Cela aurait eu un goût d’inachevé. Et puis finalement quand j’ai annoncé en Juillet 2020 que je songeais à arrêter, on pouvait imaginer que je me résignais. Qu’enfin j’acceptais la situation et que je prenais une décision raisonnable.

Cela étant, je n’ai jamais ressenti que ce choix était fait sous la contrainte et le pragmatisme. En Mai 2020 le timing n’était pas le bon. Et cela tient à une seule raison : je devais encore apprendre sur moi, continuer de me découvrir et de trouver mes motivations profondes.

Mars 2021 : 6 mois après mon retour. Où est-ce que j'en suis ?

J’écris cet article depuis le nouvel appartement que j’occupe depuis fin Janvier 2021. Je suis redevenue une résidente de La Rochelle et cette fois-ci j’ai le sentiment d’être pleinement en phase avec mes choix et mes envies.

Longtemps j’ai eu le sentiment d’être arrivée dans cette ville trop tôt. De ne pas avoir vécu d’autres expériences. Je sentais qu’elle deviendrait ma ville de cœur pour les prochaines années. Mais je n’étais pas encore capable de l’apprécier à sa juste valeur. Je n’arrivais pas à apprécier pleinement sa douceur de vivre et ses ruelles remplies de charme.

Après 1 an et 3 mois à changer de logement, je quitte mon statut de vagabond. Et je renoue avec le plaisir d’une adresse fixe, le confort d’un lieu créé à son image. Oui les voyages me manquent, oui le rythme de sédentaire n’est pas toujours facile à vivre. Mais je me sens plus sereine, plus confiante et plus en phase avec moi-même.

Le meilleur investissement reste celui que l'on fait à soi-même

Et dire qu’il y a 2 ans en Voyage à l’île Maurice, ce projet de congé sabbatique commençait à grandir. Pour finalement s’imposer à moi et devenir une réalité. Oui durant cette année 2020 il y a des imprévus, oui cela a été bouleversant. Mais cela a été avant tout stimulant et enivrant !

Je partais avant tout avec la volonté de me rencontrer. Et quelle surprise de constater que finalement d’extérieur peu de choses semblent avoir changées : je reviens dans la ville et l’entreprise où je me trouvais avant le GRAND départ.

Et pourtant, tout est différent. Je suis profondément convaincue que la connaissance de soi permet la confiance en soi. Que cette confiance nous permet d’oser réaliser tout ce qui fait sens pour nous. Et nous conduit à vivre intensément chaque instant !

Je ne peux que conseiller à vous qui lisez ce texte, si vous ne vous sentez pas en harmonie avec votre vie, de prendre ce temps. Ce temps si précieux que l’on consacre rarement à l’écoute de soi et aux expériences délivrantes.

Le voyage a cette force de nous emmener dans des lieux où les repères tombent. Où l’on se retrouve à prendre sans cesse des décisions, à se connecter à nos envies et nos besoins. Cette expérience a été d’autant plus forte parce je l’ai initié seule.

Contrairement aux appréhensions de certaines personnes, je n’étais pas seule durant ce voyage. Toutes les rencontres ont été décisives dans chacune de mes évolutions et de mes remises en questions. J’ai aussi pu trouver mes limites, et prendre conscience de mes forces.

Alors me direz-vous, cela peut sembler peu concret. Car il est bien difficile de donner une recette magique qui fonctionnera chez chacun. Après tout, c’est aussi cela le mystère de l’être humain : toutes les ressources sont en nous. Il nous suffit juste d’aller les chercher 🙂

9 mois de voyage, 6 mois de salariat, et ensuite ?

J’aime ce sentiment où tout est entre nos mains, que l’on peut décider ici et maintenant de ce que l’on choisit de vivre. Et encore plus comment on décide de le vivre. Tout continue de se construire chaque jour qui passe. Et forcément la situation sanitaire actuelle provoque et révèle plus encore nos besoins et nos limites.
Alors il est grand temps pour ma part de vivre simplement. D’apprécier mon environnement. Parce que dorénavant je n’ai plus besoin de fuir : tout est ici en moi et auprès de moi !